Les derniers jours d'été s'en vont vers le déclin.
Irrémédiablement, la saison abandonne sa place au bel automne.
Son règne souverain pour trois mois s'installe et va, peu à peu,
Par ces chaudes couleurs, nous amener à la rêverie.
Une douce nostalgie envahit nos esprits:
Il y'a comme un regret que l'été soit finit.
Une brise légère lorsque descend le soir,
Quelques petits orages sur campagne jaunie
Et la ronde des couleurs peut alors commencer.
Automne sème la rouille sur les cimes des arbres
Qui se couvrent d’or et d’ambre,
De jaune flamboyants et de rouge vermillon.
Des incendies s’allument sur l’eau calme des lacs
Et le soleil couchant gratifie l’horizon d’une teinte embrasée.
La nature s’habille de mélancolie;
Les bois sont silencieux et les rivières aussi.
Les oiseaux migrateurs ont déjà pris leur vol
Pour des pays lointains et il ne reste plus que quelques attardés.
C’est le moment choisit par ce prince éphémère,
Ce doux prince Charmeur qu'est notre bel Automne
Pour rendre un doux hommage à son amie la terre.
Les feuilles des buissons, des petits et grands arbres,
Malmenées, agitées par des journées venteuses
Se détachent des branches qui jadis les portaient
Puis, prises de folie, elles s'élancent brusquement,
S’envolent, et tourbillonnent sous les assauts du vent.
Dans un dernier sursaut de vie, elles dansent avec lui
Cette valse effrénée pour saluer le l'avènement de l'automne.
Epuisées par trop de soleil, elles changent de couleur
Et viennent se poser pour sucomber, rouge de plaisir,
face contre terre, restant ainsi figées dans un souffle amoureux,
Telles des bouches vermeilles, pour un dernier baiser.
N.Ghis.
Sociétaire de la SACEM.