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La maison d'autrefois.

Samedi 18 Octobre 2008 à 11:09

Publié par La main et la plume2 dans Récitations.

 

 

 

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Proverbe du jour

Pièrre qui roule n'amasse pas mousse

 

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La maison d'autrefois

  

Que j'aime la maison d'autrefois!

 Son corps ne tient plus: il est fatigué;

 Mais je ne peux pas m'empêcher

 D'aller la voir quelquefois.

 Que j'aime la vieille maison d'autrefois!

 Elle est si belle, si pleine d'histoires!

 Ses murs sont tristes et pleurent souvent

 De n'être plus, comme autrefois,

 Témoins de bien des rires d'enfants.

 Tout est silencieux en hiver.

 Les yeux de la maison sont clos.

 Elle est là, triste et solitaire,

 Attendant d'autres jours plus beaux.

 On la rejette pour d'autres lieux

 Qui semblent plus accueillants qu'elle.

 Mêm' son jadin est malheureux!

 Tout, autour d'elle, se fige et gèle.

 Elle n'est plus qu'un hâvre en été.

 C'est seul'ment là qu'elle se sent bien

 De voir tout ce monde arriver

 Pour réveiller ses murs anciens.

 La faire revivre encor' un peu,

 C'est l'obsession des habitants

 Qui veulent garder encor' prés d'eux

 Le patrimoine des parents.

 Avec le bon vouloir des hommes,

 On la rénove, on la transforme

 Et on lui modifie ses formes;

 On essaie de la rendre actuelle,

 De lui redonner sa jeunesse;

 Mais, malgré toutes les tentatives,

 Elle reste la maison d'avant...

 Un jour, peut-être, on la vendra.

 La résidence centenaire

 Ne reconnaîtra plus les siens

 Et bien tristes seront ses pierres...

 Des étrangers l'habiteront

Qui ne sauront pas son passé.

 Elle souffrira, moi je le sais,

 D'être étrangère où elle est née.

 Son âme fière des jours heureux

 Recherchera encor' un peu

 L'amitié de gens bienveillants

 Amoureux de vieilles pierres d'antan.

 Je connaîs bien une maman

 Qui aime tant sa vieille maison!

 Elle y est née pour y grandir

 C'est au domaine qu'est sa vie.

 Elle y connu des joies, des peines,

 De la tendresse et des: "Je t'aime!"

 La maison l'à mêm' vu pleurer

 Quand ses parents s'en sont allés

 Que ces enfants se sont mariés.

 Que son mari est décédé.

 Cette vieille maison est la sienne.

 C'est là où elle ressent la vie!

 La maison et elle se comprennent.

 Elles s’aiment comme deux amies...

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La maison au toit de chaume 

  

J’aurais tant aimer naître au cœur d’une vallée,

Y dérouler ma vie pour vous la raconter;

Mais de ma triste enfance, je n’ai rien pu garder

Qui vaille vraiment la peine, aujourd’hui, d’en parler.

 

Pourtant, je sens en moi l’envie de vous décrir'

L'antique toit de chaume que je n’ai pas connu

Couvrant une maison ou n’ai pas vécu;

Mais où j’y ai ma place pour, en songe, y venir.

 

Je vais vous la dépeindr' telle que je la vois,

Bien à l’abri, nichée au creux de mes chimères,

Accueillante et réelle, tel un point de repaire

Au fond de ma mémoir' accueillante, elle est là.

 

Petit chemin de terre bordé de digitales

Qui, de l’autre côté, fond face à des dalias.

Des senteurs ennivrant's nous conduisent au perron

Où trois marches de pierres invitent sans façon

 

Le pas à les gravir pour enfin pénétrer,

De la porte du rêve par la porte d’entrée.

Dans le hall, tout y est de style campagnard.

Le bois, en maître règne et capte le regard.

 

Le calme de l’endroit laisse mieux percevoir

Le gai crépitement d’un feu de cheminée

Dont la lumière dansante parvient jusqu’au couloir

Et procure à l’ensemble une douce clarté.

 

Avançons plus avant. Pénétrons au salon:

Le style campagnard y est plus accentué.

Embrassons d’un regard le salon toute entier

Puis enfin, dirigeons nos yeux sur le plafond.

 

Plusieurs poutres de bois le soutiennent et l’habillent,

Donnant à cet endroit un cachet raffiné.

Accentué par l’odeur de la cire d’abeille

Se dégageant du bois qui en est imprégné.

 

Tout respire le bonheur et la tranquillité.

Chaque meuble, chaque objet, avec goût est rangé.

De la pièce s’échappe une atmosphère de paix

Qui laisse dans le cœur le chimérique souhait

 

D’être maître des lieux; mais à quoi bon rêver

Et prendre ses désirs pour la réalité?

Cette maison normande n’est que dans mes pensées

Et c’est vraiment dommage de n’y être pas née!

 

Cette maison de pierre au toit de chaume grise 

Fait partie de mes rêves: elle n’existe pas;

Mais un charme caché en attire mes pas.

Je n’saurais dire pourquoi elle m’est familière?…

 

Et quand le rêve m’entraîne par delà ses frontières,

Je vais dans la vallée que je ne connais pas

Ou la chaumière caché' derrière arbres et fougères

 M’attend, calme et tranquille, avec son feu de bois.

                                                                             N.Ghis.Mélody. (1983)

 

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Le chant de l'eau.

Jeudi 15 Mai 2008 à 14:15

Publié par La main et la plume2 dans Récitations.

 

 

 

 

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Le chant de l'eau

 

Dans la brise d’une fin d’après-midi,

Allongée sous un cerisier en fleur,

Une herbe à la bouche, les yeux rêveurs,

Perdus dans ce fleurissement aux exquises couleurs, j’écoute.

Tout prés de moi coule un ruisseau

Et le chant de son eau me ravit l’âme.

On dirait une jeune fille qui rit?

Y’aurait-il une fée cachée dans les fourrés?

Serait-ce elle qui jette des étoile sur les vaguelettes de l’eau?

Son rire, pareil au son mélodieux d’une harpe,

Emplis mes oreilles de notes et de couleurs

Qui s’égrainent et se dispersent le long des berges vertes

Où l’eau claire clapote. Elle est gaie notre eau! Gaie et bavarde;

Mais son clapotis me plait et je comprends son langage.

Elle me raconte ses voyages dans de verdoyants paysages.

Elle me dit que sa vie est douce et que son lit est fait de mousse.

Tantôt rivière, chute ou cascade, elle contourne ou elle saute

Mon et collines, vallées tranquilles puis,

Malicieuse elle disparaît dans les entrailles de la terre.

L’eau est source de vie et son chemin est sans limite.

Connaissez-vous le chant de l’eau?

Avez-vous pris le temps de l’écouter chanter

Cette eau si pure, si bonne à boire lorsque la soif vous tenaille?

Non! Vous ne connaissez pas le chant de l’eau?

Alors, allongez-vous sous un cerisier en fleurs

Qui plonge ses racines en terre, pas très loin d’un ruisseau.

Mettez une herbe à votre bouche et, les yeux rêveurs,

Perdus dans un fleurissement aux exquises couleurs, écoutez...

Ecoutez l’eau qui chante.

Ecoutez l’eau parler.

Ecoutez-là rire.

Ecoutez cette eau qui coule à l’infini…

Et n’oubliez jamais que l’eau est si précieuse pour nos vie,

Qu’il ne nous faut pas la gaspiller.

 

La main et la plume 2

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Contemplation solitaire.

Vendredi 09 Mai 2008 à 19:08

Publié par La main et la plume2 dans Récitations.

 

 

 

 

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Contemplation solitaire

 

 

Sous un ciel d'agonie voilé de brume pâle

Juchées sur un rocher, je contemple la mer.

Le vent, en mugissant, se repent en rafales

Et mêle à mes cheveux humides sa colère.

  

Il se calme un instant puis, reprend de plus belle

Et, comme s'il regrettait sa soudaine accalmie

Redoublant ses assaut avec effronterie

Il frappe et couche à terre les arbustes rebelles.

 

De la crinière des vagues par l’écume blanchie,

Se forment des rouleaux qui grondent et s’amplifient,

Semblants prendre aux troupeaux des chevaux emballés

Le bruit de leur galop mille fois multiplié.

 

La nature sauvage que mes sens devinent

Se révèle grandiose à mon âme chagrine.

Je me sens si petit’, presqu’ un grain de poussière

Devant l'indéfini du ciel et de la terre.

 

Et je suis là, vaincue, devant la vaste mer.

Songeant à cet espace qui m’apparaît sans borne,

Je me sens écrasé par l’immense univers

Qui renferme la vie sous des milliers de formes.

 

  N.Ghis.Mélody.

 

 

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Peintures Automnales

Mercredi 17 Septembre 2008 à 08:46

Publié par La main et la plume2 dans Récitations.

 

 

 

 

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Peintures Automnales

 

 

Les derniers jours d'été s'en vont vers le déclin.

Irrémédiablement, la saison abandonne sa place au bel automne.

Son règne souverain pour trois mois s'installe et va, peu à peu,

Par ces chaudes couleurs, nous amener à la rêverie.

 

Une douce nostalgie envahit nos esprits:

Il y'a comme un regret que l'été soit finit.

Une brise légère lorsque descend le soir,

Quelques petits orages sur campagne jaunie

 

Et la ronde des couleurs peut alors commencer.

Automne sème la rouille sur les cimes des arbres

Qui se couvrent d’or et d’ambre,

De jaune flamboyants et de rouge vermillon.

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Des incendies s’allument sur l’eau calme des lacs

Et le soleil couchant gratifie l’horizon d’une teinte embrasée.

La nature s’habille de mélancolie;

Les bois sont silencieux et les rivières aussi.

 

Les oiseaux migrateurs ont déjà pris leur vol

Pour des pays lointains et il ne reste plus que quelques attardés.

C’est le moment choisit par ce prince éphémère,

Ce doux prince Charmeur qu'est notre bel Automne

  

Pour rendre un doux hommage à son amie la terre.

Les feuilles des buissons, des petits et grands arbres,

Malmenées, agitées par des journées venteuses

Se détachent des branches qui jadis les portaient

 

Puis, prises de folie, elles s'élancent brusquement,

 S’envolent, et tourbillonnent sous les assauts du vent. 

Dans un dernier sursaut de vie, elles dansent  avec lui

Cette valse  effrénée  pour saluer le l'avènement de l'automne.

 

Epuisées par trop de soleil, elles changent de couleur

Et viennent se poser pour sucomber dans un souffle amoureux,

Rouge de plaisir, face contre terre, restant ainsi figées,

Telles des bouches vermeilles, dans un dernier baiser..

  

  

N.Ghis.Mélody /Membre de la SACEM.

 

 

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